HISTORIQUE

vélo 

Véhicule terrestre léger, à deux roues, propulsé par la seule force de l'homme.

Le mot vélo, abréviation de vélocipède, s'est imposé dans le langage courant actuel. Il a même supplanté le mot bicyclette, qui avait lui-même succédé à vélocipède dans les dernières années du XIXe siècle.

Description générale des vélos et des tandems

  Un vélo comporte un cadre léger sur lequel est boulonné rigidement l'essieu de la roue arrière. Ses deux roues sont munies de
pneumatiques (ou de boyaux collés dans le cas des vélos de course). La roue avant, portée par une fourche orientable par rapport au cadre, est directrice. Son orientation est commandée par un guidon transversal, sur les extrémités duquel s'appuient les deux mains du cycliste, assis sur une selle. La stabilité d'un vélo qui roule est dynamique : elle est assurée grâce à des corrections instinctives effectuées par le cycliste sur le guidon, corrections qui ont pour effet de braquer la roue avant du côté vers lequel s'amorce une chute. La version de base du vélo, ou bicyclette, est individuelle. Il en existe une version rare, à deux places en ligne, appelée tandem. L'effort musculaire du cycliste est transmis à la roue arrière, dans un vélo, par l'intermédiaire d'un plateau denté, d'une chaîne et d'un pignon solidaire de la roue arrière. Les tandems sont munis de deux pédaliers solidaires l'un de l'autre par l'intermédiaire de deux plateaux dentés de même diamètre, et d'une chaîne supplémentaire. C'est le pédalier arrière qui porte également le plateau moteur, entraînant la roue arrière ; le cycliste avant, disposant du guidon, pilote le tandem ; le cycliste arrière s'appuie sur un pseudo-guidon fixe.

  Dans les vélos modernes, les rapports de démultiplication entre pédalier et roue arrière peuvent varier considérablement en fonction des besoins (montée ou marche vent debout, roulage à plat, descente). Dans les cas les plus simples, la roue arrière porte plusieurs pignons de diamètres différents (trois ou quatre) et la chaîne peut être déplacée du pignon sur laquelle elle s'enroule grâce à une fourchette agissant latéralement sur son brin de retour, et qui l'oblige à s'engrener sur un pignon adjacent, plus grand ou plus petit. Ce dispositif s'appelle, fort justement, un dérailleur. Les diamètres des pignons étant différents, le brin de retour de la chaîne est maintenu légèrement tendu par une petite poulie portée par un bras articulé qui, placé sous la dépendance d'un ressort, absorbe les conséquences de la variation du périmètre d'enroulement de la chaîne. Dans les cas les plus complexes, le pédalier possède deux couronnes dentées accolées et un second dérailleur. Une telle disposition multiplie par deux le nombre des rapports accessibles par le premier dérailleur sur les seuls pignons arrières.

Les vélos modernes

  Ils comportent de très nombreuses versions adaptées à la circulation en ville, à la promenade, à la course sur route, aux parcours tout-terrain de loisir ou de compétition. La position de confort du cycliste n'est pas la même en promenade et en course. Les vélos de course possèdent, de ce fait, des guidons surbaissés. Des efforts techniques considérables ont été déployés pour alléger les vélos sans altérer leur solidité (jantes de roues et cadre en alliage léger à l'aluminium, ou ultraléger au magnésium ; cadres en fibre de carbone, etc.). Tous les vélos comportent deux
freins, qui pincent les jantes de chacune des roues, freins commandés par des poignées situées aux extrémités du guidon, par l'intermédiaire de câbles coulissant dans des gaines souples. Les vélos de promenade et de circulation en ville sont munis d'un dispositif d'éclairage à l'avant et de signalisation à l'arrière, alimenté par un petit alternateur entraîné par une molette, que l'on met en contact avec l'un des deux pneumatiques. Quelques vélos de très grand luxe mettent en œuvre des techniques inspirées par les motocyclettes, assurant notamment la suspension de leurs roues (fourche télescopique à l'avant, cadre flexible à l'arrière).

Historique

  Les premiers bicycles sont munis de deux roues fixes par rapport à leur cadre. Ils sont mus et maintenus en équilibre par l'action alternative des pieds sur le sol. Tel est notamment le cas du célérifère, qui nécessite donc un arrêt et un soulèvement de la roue avant, pour effectuer tout changement d'orientation. L'intérêt pratique de tels bicycles est donc inexistant. Mais, en 1816, l'Allemand Karl Friedrich Drais, baron von Sauerbronn, invente un bicycle, toujours mû par appui latéral, mais doté d'un guidon et d'une roue avant directrice. C'est cet appareil, appelé draisienne, qui met en évidence la stabilité dynamique des engins à guidon et permet à leur utilisateur, pour la première fois, de lever les deux pieds en profitant d'un élan ou d'une descente. En 1855, le Français Pierre Michaux, et son fils Ernest Michaux, inventent le pédalier. Faute de disposer d'un moyen de transmission adéquat, ils rendent le pédalier directement solidaire de la roue avant des draisiennes. Cette tentative est un échec, essentiellement en raison du fait que la progression de la draisienne à vitesse normale impose une fréquence de pédalage trop élevée, incompatible avec les possibilités physiques humaines ; la position du cycliste est, de plus, très inconfortable. Telle est la raison de l'apparition du paradoxal grand bi (pour grand bicycle), comportant une très grande roue avant et une petite roue arrière. Le développement de cette grande roue motrice confère une vitesse convenable au pédalier. Le conducteur est également bien assis, à peine en arrière de l'axe de son pédalier. Tous ces avantages compensent largement la difficulté de monter sur des engins aussi élevés, et le succès du grand bi est dès lors assuré. En 1879, l'invention de la chaîne permet de revenir aux engins bas, à deux roues de même diamètre, munis d'un pédalier central entraînant la roue arrière avec le rapport de vitesse souhaité ; la position du cycliste est encore plus confortable que sur le grand bi. La bicyclette moderne est née, confortée, en 1888, par l'invention du pneumatique.