PARIS - NANTES : Course longue et pénible pour les hommes qui savent souffrir
BIEN QU'ILS AIMENT LES COURSES DE KERMESSE, LES BELGES ONT SU SE DISTINGUER.- DUBUYSSON, HÉROS D'UNE ECHAPEE DE 300 KMS.
Pauwlisiak, Vainqueur appliqué.

Il y a quelques jours, l'un de nos confrères, organisateur de la belle course de kermesse qui fut le Grand Prix des Alliés, me fit remarquer que j'avais tort de m'attaquer à de telles organisations.

En effet je critique les courses de kermesse, car ces épreuves n'ont rien de vraies courses cyclistes, on convoque les coureurs qui doivent y participer aux prix des billets de mille, et bien souvent les primes et les prix font que les coureurs ont plus d'intérêt à disputer ses épreuves dont la fatigue est moindre que de prendre part aux grandes classiques

De la Tour Eiffel au pont transbordeur:                       

It's a long Way !  (de notre envoyé spécial Maurice Joubert)

Nous quittons la Tour Eiffel sous un brouillard épais. Aussi nombreux sont les forfaits au départ. Sans doute pour se réchauffer, Dubuisson pica de deux dans la traversée de Versailles. Un agent distrait vraisemblablement, le bifurque dans une mauvaise direction. Il s'en aperçoit et rageusement il rejoint le peloton pour s'échapper de nouveau. Sa fugue devait se dérouler jusqu'à La Roche, soit à environs soixante dix kilomètres de Nantes. Excusez du peu !

Mais Dubuisson avait-il vraiment l'intention de gagner Paris-Nantes? Nous croyons plutôt qu'il avait voulut s'entraîner sérieusement en vue du Grand Prix des Nations. En arrivant au Mans, étant donné qu'il avait quinze minutes d'avance avec le peloton "sait-on jamais" se dit-il, et il est repris la direction des coteaux de Lyon avec le sourire.

Il pleuvait, et l'on se doute que couvrir 400 kilomètres pour gagner 12.000 francs, cela ne valait pas la peine. Aussi on eut beau d'attendre les Tassin, Muller, Le Moul et autres, personne ne se présenta après l'heure.  Et la petite caravane entamât la longue route avec trois quarts d'heure de retard sur l'horaire. Seulement 22 roulèrent en peloton, c'est peu. Il faut dire que parmi ces 22 coureurs, il y avait a peu près, 10 belges. Voila qui démontre bien que nos coureurs n'aiment pas souffrir.

Car Paris-Nantes peut avoir le qualificatif de classique ! et l'on sait aussi que cette épreuve est aussi l'une des plus dures de la saison: non pas par son tracé, mais surtout par sa longueur (386 km) N'a t'on pas vue une certaine année Botteechia à quinze kilomètres de l'arrivée, se coucher dans un fossé, complètement écœuré ?

Les français ont peur de couvrir 300 kilomètres

Pawlisiack termina le plus frais

Mais le sort ne pardonne pas, surtout en sport, et Pawlisiack "la locomotive" passa le premier la ligne d'arrivée à Nantes, battant au sprint, son coéquipier Pottegems.

-J'ai voulut démontrer que mes hommes auraient eu droit à leur sélection dans le Tour de L'Ouest,  disait M.Veninnaux à l'arrivée. Comme si les organisateurs de ce Tour ne connaissaient pas la valeur des belges sur des longues distances ! Car on sait comment dans l'écurie Veninnaux, on apprécie les belges, ces rudes gaillards qui n'on pas peur des longues distances, de la pluie, de la souffrance en un mot.

Le pir, c'est qu'ils aiment aussi les courses de kermesse.

Classement d'arrivée

1. Pawlisiack Sur bicyclette Rochet pneus Dunlop,  les 386 km. en 11h.57'15"

2. Pettegems           A une longueur

3. Wassillet             12h.01'30"

4. Brambilla            En même temps

5. Lucas                 En même temps

6. TERRYN             En même temps